mercredi 11 octobre 2017

Faire fi du regard d'autrui


Heu... Bonjour!
C'est comme ça qu'on dit?

Je reviens par là pour vous partager un article que j'avais écrit dans un contexte assez particulier:
L'application Tapage a lancé un concours de rédaction il y a quelques semaines de ça. Le thème était de rédiger un cours, une master class que l'on aurait adoré avoir plus jeunes, pour mieux nous préparer à aujourd'hui, et à demain.
Trève de blabla, je vous laisse avec la lecture (mon article n'ayant pas été retenu, je prend la liberté de le poster ici, parce que je pense que le message a quand même lieu d'être passé, surtout quand on voit les générations futures...)!

Enjoy ;)


Il pleut, il commence à faire froid, le peu de bronzage que tu gardais de tes 3 jours à Pornic se fait déjà la malle… il est loin l’été indien!

J-1 de la rentrée et tu réfléchis déjà à ta tenue pour impressionner un max demain matin. Pour que quand tu franchisses les portes, les gens se disent « Mais wahou, elle a dû passer un été de malade! Elle est fraîche et belle, c’est tout bonnement ahurissant ».

Comme si toute ta journée de demain ne dépendait que des premières secondes ou tu feras irruption dans le champ de vision de tes collègues. Comme si l’image qu’ils avaient de toi en tant que personne ne se résumait qu’a ce que tu vas dégager à la seconde ou leurs yeux vont se poser sur toi.

Je te rassure tout de suite : si tu penses comme ça, c’est pas de ta faute! 

Quand t’as 11 ans et que tu débarques au collège, si t’as pas la paire de baskets du bon crew, t’es relégué au poste de nazebroque. Il suffit que t’aies une paire de lunettes et la c’est pire, on te double dans la queue du self (si t’as un appareil dentaire on te pique ton dessert). 

Nous sommes conditionnés dès notre plus jeune âge par une idéologie de la perfection au quotidien, et ce, en toutes circonstances. 

Et si, dans cette période de la vie ou tu es en construction, de toi même, de ce que tu aimes, de ce qui t’attires, on venait pas en plus t’enquiquiner avec des règles de savoir-être qui dépassent celles du savoir-vivre ?
(genre déjà c’est difficile quand mamie peste si t’as les coudes sur la table)
 Si on pouvait te laisser évaluer ce dont tu es capable, ce que tu aimerais accomplir, sans juger ton sac de cours? Si seulement on avait pu avoir une masterclass a mi chemin entre "Ignorer le regard d’autrui" et "Booster la self-confidance", y’aurait beaucoup moins de trentenaires au nez refait aujourd’hui. 



Ca aurait pu donner ça :



•    Anthropologie : Uniformité de la cour d’école =  ce sont tous des êtres humains (bon, ok, on doute encore qu’il y ait une once d’humanité dans le cœur de la CPE qui fait peur mais ça c’est une autre histoire). Tu es née avec ce nez, mais c’est pas comme si t’avais eu le choix à la naissance entre la trompette et l’aquilin. Puisque tu peux rien y faire, autant faire en sorte que ça ne se passe pas trop mal, et accepte le, ce tarin.

•    Libre arbitre : personne n’est en droit de te dire comment t’habiller ou ce que tu dois aimer comme chaussures (bon, ta mère a le droit de refuser que tu portes des Buffalo, si si, je t’assure) mais ce n’est en aucun cas un motif de refus d’amitié.

•    Histoire : n’essaye pas d’en changer le cours : si Samantha, 5ème A, estime que tu n’es plus sa copine parce que tu ne veux pas te lisser les cheveux, enfonce lui son fer à lisser dans les oreilles. Tes cheveux sont bouclés, ils le resteront. C’était écrit « de belles boucles elle aura » , on va quand même pas tout chambouler pour Samantha. 

•     Langue de Molière, pas langue de pute : bouche tes oreilles quand des noms d’oiseaux suivent ton prénom. Si t’as pas bouché assez fort et que tu entends quand même qu’on t’insultes de colibri, dis toi que la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe et après on arrête avec les métaphores ornithologiques. 

•      Éducation sexuelle : Non, Thomas n'as pas à te forcer de lui faire un piou sous prétexte qu'il n'a jamais embrassé une moche. Propose lui plutôt d'essayer avec sa cousine.

"Ta juste valeur fais ta force!", j'aimerais crier à la petite moi de 2003. Comme dirait Jean-Paul Gauthier : "C'est formidable d'être ce que vous êtes!" Big up JP! 


En somme, il aurait fallu qu'on nous apprenne à nous accepter telles que l'on est, sans nous montrer que pour être acceptée, il faut être semblable aux autres. 



J'attends vos réactions les chats.


Des bécots, comme d'hab.


1 commentaire:

  1. J'espère qu'il ne faut pas toujours prendre un recul sur soi de 14 pour decouvrir qui on est... surtout quand on est aussi GENIALISSIME que toi !
    J'espère aussi que je saurais apprendre à mes enfants à etre eux mêmes sans etre parfait ET qu'on ne met pas ses coudes sur la table !

    RépondreSupprimer