dimanche 15 octobre 2017

Génération d'angoissés.


Réelle photo de moi en train de me mettre dans une case.

C'est devenu à la mode de s'auto-mettre dans une case. 

La nécessité d'appartenir à un "tout" beaucoup plus large que notre personne se fait davantage ressentir chez les jeunes que nous sommes. Comme si cela aidait à justifier pleins de choses, comme si c'était un alibi, comme si cela nous aidait à accepter notre situation. La génération Y, ce phénomène sociétal et générationnel qui vient se supplanter à la psychologie de groupe, sert d'objet de référence aux générations futures et pose beaucoup de problématiques aux anciennes.


Il n'empêche que c'est pas trop mal fait, ces conneries.


Pour faire des raccourcis et des rats sans queues, moi aussi, je me suis dit que je me retrouvais, quelque part, dans cette génération.
En tout cas sur un point précis, et c'est Martin Rouche dans son article pour Vice du 13 avril 2016 qui m'a ôté les mots de la bouche :


" La génération que je connais est une génération d'angoissés notoires. Elle est bouffée par la peur de ne pas avoir d'autre choix que celui de faire, jour après jour et dans l'indifférence générale, un boulot qui lui donne envie de se défenestrer."


Alors là, pour le coup, s'il faut se mettre dans une case, façonne moi comme un cube et je trouve ma place direct dans cette génération d'angoissés.


Cette introduction un peu pompeuse va juste me permettre d'aborder un sujet épineux : ma vie professionnelle.
Mes parents ont toujours été du coté des études, et mon père me matraquait plus jeune à coup de "tableau d'honneur", de "sciences po", de "géopolitique", toutes ces choses que lui avait accompli, dont il était fier, des sujets qu'il maîtrisait. Ma mère, elle, c'est un dictionnaire sur pattes. Un bescherelle. Un cours de grammaire. Un manuel de linguistique (genre 2 ans après son AVC et la moitié de son cerveau irrigué elle reste plus forte que n'importe qui aux mots fléchés force 4, et elle te scrabble au bout de 2 minutes de partie avec le mot "wacapou").


Alors quand tu as grandi entre deux érudits, deux têtes d'ampoules, t'as pas trop le choix, tu le sais, ils attendent beaucoup de toi, et surtout, toi, t'as pas envie de les décevoir. Mon père a juste voulu que je fasse de grandes études pour m'assurer un haut poste, avec des revenus plus que corrects. Il ne voulait juste pas que ses filles galèrent dans la vie, comme eux ils ont galéré en arrivant en France, se battant au quotidien pour que leurs diplômes soient reconnus à leur juste valeur. En vain.


J'ai fait un Bac L. J'étais nulle en maths, j'aimais la littérature, j'étais assez douée en langues, le full package pour pas trop se tauler. Suite à de nombreux zig-zags post bac, je me retrouve en 3ème année de licence à la Sorbonne Nouvelle, en information-communication. Ca fait bien le pont entre mes études de lettres modernes et mon envie de bifurquer coté écriture, voire même coté journalisme. Papa est si fier de savoir que son ainée est à la Sorbonne. Vous imaginez? Après avoir annulé mon inscription en Hypokhâgne quelques années avant, je regagne un peu d'estime dans son coeur (j'exagère un peu).


Et là, c'est la douche froide. Pour faire court : je n'ai rien appris à la Sorbonne. Bon, allez, si, j'ai appris la différence entre SEO et SEM (j'aurais pu aussi le taper sur Google) en cours d'informatique. Alors effectivement, ça fait juste juste.

Je me retrouve diplômée d'une licence qui ne m'a rien appris. Et si tu retourne lire mon article "La vie", tu trouveras peut-être des réponses à la question qui est sûrement en train de te brûler les lèvres "Et le master?". Pour toutes ces raisons, j'ai décidé de ne pas continuer mes études.

Et après? Bah, après, il faut manger, alors il faut trouver du boulot. 
C'est la que ça se complique. Entre l'impression de n'être légitime en rien pour tous les nouveaux postes hyper à la mode que j'aurais pu briguer après mon diplôme (comme je vous ai dit, je n'ai rien appris la-bas) et le fait de se trouver un boulot tout d'abord "alimentaire", le choix est vite fait.

Aujourd'hui, l'heure est au bilan. J'ai fêté mes 25 ans. Je passe donc de l'autre côté quoi, du côté du quart de siècle. Du côté où tous les gens qui étaient à l'école, en études avec moi commencent à réellement dessiner leur vie. Grandes écoles, jobs de rêve, chefs d'entreprise, jeunes propriétaires... Les profils sont multiples, si éloignés de ma vie à moi. Et ce n'est pas que je les envie. C'est juste que des fois je me demande "Et pourquoi pas moi?" Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal au point de ne pas avoir le droit de débloquer un job de rêve? D'en vivre et d'aimer ça?

Après des mois, et je pense même des années, de mensonges à moi-même, je crois que c'est ça, mon job de rêve. Ecrire. Quelle que soit la tribune et quel que soit le public. 
Mes proches m'encouragent, ma petite soeur m'a encore dit hier "Je te sens tellement bien, quand tu as écris, tu as l'air mieux". Vous aussi, vous m'encouragez. Je reçois beaucoup de messages privés, où vous me dites avec plein d'amour que mes récits vous parlent. ll ne m'en faut pas plus pour m'emplir le coeur de gouttelettes d'amour. Et une gouttelette + pleins d'autres, à la fin ça fait une bouteille. Et qui ne veut pas d'une bouteille d'amour?

Je sais pas encore sous quelle forme ça va prendre vie, mais il est clair et net que je vais m'accorder plus de temps pour écrire. Je vais devoir continuer de travailler à coté, parce que eh, comme je disais, il faut manger. Mais vraiment, j'espère qu'un jour, quand je dirais "je vais bosser", ce sera aller visser mon cul devant un clavier, et taper. Puisque quand j'écris, je souris.

Sinon, réellement, je serais une angoissée notoire bouffée par la peur de faire un boulot qui me donne envie de me défenestrer, et ce, dans l'indifférence générale, Martin.


Réelle photo de moi comblée par le bonheur d'écrire.


Bécots!
(PS : Est-ce qu'un jour vous avez remarqué qu'à chaque fois, je partage un son qui fait écho/ un clin d'oeil à tout ce que je déblatère?:))

mercredi 11 octobre 2017

Faire fi du regard d'autrui


Heu... Bonjour!
C'est comme ça qu'on dit?

Je reviens par là pour vous partager un article que j'avais écrit dans un contexte assez particulier:
L'application Tapage a lancé un concours de rédaction il y a quelques semaines de ça. Le thème était de rédiger un cours, une master class que l'on aurait adoré avoir plus jeunes, pour mieux nous préparer à aujourd'hui, et à demain.
Trève de blabla, je vous laisse avec la lecture (mon article n'ayant pas été retenu, je prend la liberté de le poster ici, parce que je pense que le message a quand même lieu d'être passé, surtout quand on voit les générations futures...)!

Enjoy ;)


Il pleut, il commence à faire froid, le peu de bronzage que tu gardais de tes 3 jours à Pornic se fait déjà la malle… il est loin l’été indien!

J-1 de la rentrée et tu réfléchis déjà à ta tenue pour impressionner un max demain matin. Pour que quand tu franchisses les portes, les gens se disent « Mais wahou, elle a dû passer un été de malade! Elle est fraîche et belle, c’est tout bonnement ahurissant ».

Comme si toute ta journée de demain ne dépendait que des premières secondes ou tu feras irruption dans le champ de vision de tes collègues. Comme si l’image qu’ils avaient de toi en tant que personne ne se résumait qu’a ce que tu vas dégager à la seconde ou leurs yeux vont se poser sur toi.

Je te rassure tout de suite : si tu penses comme ça, c’est pas de ta faute! 

Quand t’as 11 ans et que tu débarques au collège, si t’as pas la paire de baskets du bon crew, t’es relégué au poste de nazebroque. Il suffit que t’aies une paire de lunettes et la c’est pire, on te double dans la queue du self (si t’as un appareil dentaire on te pique ton dessert). 

Nous sommes conditionnés dès notre plus jeune âge par une idéologie de la perfection au quotidien, et ce, en toutes circonstances. 

Et si, dans cette période de la vie ou tu es en construction, de toi même, de ce que tu aimes, de ce qui t’attires, on venait pas en plus t’enquiquiner avec des règles de savoir-être qui dépassent celles du savoir-vivre ?
(genre déjà c’est difficile quand mamie peste si t’as les coudes sur la table)
 Si on pouvait te laisser évaluer ce dont tu es capable, ce que tu aimerais accomplir, sans juger ton sac de cours? Si seulement on avait pu avoir une masterclass a mi chemin entre "Ignorer le regard d’autrui" et "Booster la self-confidance", y’aurait beaucoup moins de trentenaires au nez refait aujourd’hui. 



Ca aurait pu donner ça :



•    Anthropologie : Uniformité de la cour d’école =  ce sont tous des êtres humains (bon, ok, on doute encore qu’il y ait une once d’humanité dans le cœur de la CPE qui fait peur mais ça c’est une autre histoire). Tu es née avec ce nez, mais c’est pas comme si t’avais eu le choix à la naissance entre la trompette et l’aquilin. Puisque tu peux rien y faire, autant faire en sorte que ça ne se passe pas trop mal, et accepte le, ce tarin.

•    Libre arbitre : personne n’est en droit de te dire comment t’habiller ou ce que tu dois aimer comme chaussures (bon, ta mère a le droit de refuser que tu portes des Buffalo, si si, je t’assure) mais ce n’est en aucun cas un motif de refus d’amitié.

•    Histoire : n’essaye pas d’en changer le cours : si Samantha, 5ème A, estime que tu n’es plus sa copine parce que tu ne veux pas te lisser les cheveux, enfonce lui son fer à lisser dans les oreilles. Tes cheveux sont bouclés, ils le resteront. C’était écrit « de belles boucles elle aura » , on va quand même pas tout chambouler pour Samantha. 

•     Langue de Molière, pas langue de pute : bouche tes oreilles quand des noms d’oiseaux suivent ton prénom. Si t’as pas bouché assez fort et que tu entends quand même qu’on t’insultes de colibri, dis toi que la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe et après on arrête avec les métaphores ornithologiques. 

•      Éducation sexuelle : Non, Thomas n'as pas à te forcer de lui faire un piou sous prétexte qu'il n'a jamais embrassé une moche. Propose lui plutôt d'essayer avec sa cousine.

"Ta juste valeur fais ta force!", j'aimerais crier à la petite moi de 2003. Comme dirait Jean-Paul Gauthier : "C'est formidable d'être ce que vous êtes!" Big up JP! 


En somme, il aurait fallu qu'on nous apprenne à nous accepter telles que l'on est, sans nous montrer que pour être acceptée, il faut être semblable aux autres. 



J'attends vos réactions les chats.


Des bécots, comme d'hab.


vendredi 2 décembre 2016

Du rose avec du rose.

Salut les gens!
Je reviens avec un look où j'ai fini par attacher ma grosse tignasse, parce que je vous assure, des fois, ça pèse.

Y'a un truc qui m'a vachement oppressée quand j'ai décidé d'assumer cette touffe (désolée, on y revient encore), avant de me rendre compte que je n'étais pas la seule à les posséder (surtout celles qui ont comme moi les cheveux bouclés, du coup) ce sont ces petits cheveux de bébé, qu'on voit en haut de mon front, près de mes racines.

Moi, avec ma frange sur-lissée, bah j'étais assurée qu'on les voyait jamais... Mais maintenant, j'ai l'impression qu'on ne voit plus que ça, dès que j'ai la choucroute en l'air. Pas de panique Fériel (oui, je me parle à moi-même, des fois ça aide), en réalité, c'est même une mode. Bah ouais, sur l'Internet les filles aux cheveux bouclés se déchainent à coup de gel d'aloe vera + brosse à dents pour coiffer, discipliner, mais surtout METTRE EN AVANT ces "babyhair".
Même que si tu traînes sur instagram et que tu recherches le hashtag "babyhaironfleek" tu vas voir que je mens pas.

Heu, je suis pas encore décidé à sacrifier une brosse à dents pour ça (hygiène bucco-dentaire prioritaire, tu comprends...) Avoir de belles dents blanches, éviter d'avoir une haleine de poney malade, c'est quand meme mieux, et je préfère ça à une ligne de babyhair fixée au gel. Je les laisse faire leur vie et c'est bien aussi. (et que je trouve ça bizarre de vouer un culte à des cheveux de bébé, aheum).

Question vêtements, (ouais parce que sérieux, je parle que de mes cheveux quoi) j'ai mis du rose avec du rose, un peu de rose avec du rose, et du rose avec un peu de rose.
Le rose, même si la société l'impose comme étant LA couleur des filles (j'ai même vu un documentaire à la con sur les retardataires en terme de cadeau de Noël, et le mec était désolé qu'il ne reste plus qu'un robot-chien avec un manteau rose puisque c'était un cadeau destiné à un petit garçon... aheum), est loin d'être une de mes couleurs favorites.
Loin de tout ce conditionnement imposé aux enfants, je crois que c'est simplement une couleur que je ne porte pas souvent, peut être parce que je trouve que c'est pas le top associé avec mon teint (aux sous-tons de jaune).

Mais un peu de changement des fois, c'est cool!

Non, vraiment, ça doit être les seules pièces roses de ma garde robe, ce sweat et ce bomber (merde, bon, comme j'ai dis que je mentais pas, j'ai aussi un pull en laine dans les mêmes tons, voilà, honnêteté 100%), et pourtant j'aimerais pouvoir arborer plus de pièces couleur fifille: my biggest dream -oui, au moins tout ça- c'est de trouver le costard rose pâle idéal et pour l'instant j'échoue lamentablement.

Bon et sinon, cet outfit, ça va, il vient assez étayer mon précédent article, ou je ressemble à une beurette à chicha? ;)

Enjoy, et bisous!









Sweat : H&M 
Veste, pantalon et pochette : Zara
Chaussettes : Caledonia
Derbies : Dr Martens
Lunettes : L'Usine à lunettes